Chirurgie cardiaque – Soins intensifs post-opératoire (SIPO)
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Chirurgie cardiaque – Soins intensifs post-opératoire (SIPO)
- Pôle de rattachement : Pôle cardiovasculaire
- Site : Site d'Annecy
- Chef de service : Dr Sébastien GERELLI
Hospitalisations : Totem B, niveau 3 Consultations : Totem B, niveau 2
MISSIONS
L’unité de chirurgie cardiaque du Centre Hospitalier Annecy Genevois assure la prise en charge des patients adultes présentant une pathologie portant sur les artères coronaires, les valves cardiaques, l’aorte thoracique et thoraco-abdominale, la fibrillation auriculaire. Les urgences sont assurées 24 h / 24, 7 j /7. Cette activité s’exerce dans le cadre d’un Groupement de Coopération Sanitaire (GCS Chirurgie cardiaque 74) qui lie le Centre Hospitalier Annecy Genevois avec la clinique du Tonkin à Lyon.
LES CONSULTATIONS
Pour prendre rendez-vous avec un chirurgien, téléphonez au : 04 50 63 66 07
Les consultations préopératoires ou postopératoires ont lieu au 3ème étage totem B.
Lors du rendez-vous, vous devez vous munir :
de vos papiers d’identité, carte vitale et de l’attestation de la mutuelle.
des documents médicaux relatifs à votre maladie (courriers du cardiologue, échographie cardiaque, coronarographie (avec le film) et/ou scanner, IRM, résultats d’examens sanguins, etc)
de la liste de vos questions afin de nous faire part de toutes vos interrogations.
Après étude de votre dossier médical, le chirurgien vous précisera si une intervention est nécessaire, réalisable et dans quel délai. Il vous apportera toutes les informations nécessaires et répondra à vos questions.
En cas d’intervention chirurgicale, vous consulterez un anesthésiste :
Pour connaître votre traitement, vos antécédents, vos allergies…
Pour vous donner toutes les informations concernant la technique anesthésique, le risque transfusionnel, la procédure d’analgésie…
Les anesthésistes consultent au totem C, 3ème étage.
LE SERVICE
Le Service de Chirurgie Cardiaque se situe au totem B, 3ème étage.
Ce service est constitué de 8 lits de soins intensifs post opératoires et 17 lits d’hospitalisation distribués au sein de 9 chambres individuelles et 8 chambres doubles.
L’équipe, composée de 26 infirmier(e)s, 16 aides-soignantes et 2 kinésithérapeuthes est à votre dispostion.
Les Soins Intensifs PostOpératoires (SIPO)
Le SIPO, situé au B3, est composé de 8 lits (4 chambres individuelles et 2 chambres doubles).
Chaque chambre est équipée de tous les moyens nécessaires à la bonne prise en charge de la surveillance et des soins péri-opératoires.
Un médecin anesthésiste-réanimateur et un chirurgien sont présents toute la journée et disponibles 24h/24. L’équipe soignante assure une continuité des soins 24h/24 et 7 jours/7 avec un roulement de 12 heures.
2 infirmier(e)s et 2 aide-soignantes s’occupent spécifiquement des soins intensifs post opératoires avec l’appui de 2 kinésithérapeutes.
L’équipe vous accueillera tout comme votre famille à chaque instant lors de votre séjour.
Chaque chambre est équipée d’un cabinet de toilette et des différents moyens de communication (téléphone, TV, intranet…).
Les visites sont autorisées entre 12h00 et 20h00, limitées à 2 personnes maximum par chambre et interdites aux enfants de moins de 12 ans.
Vous pouvez nous contacter 24h/24 directement au 04 50 63 69 31 ou au 04 50 63 69 32. Pour le bon fonctionnement des soins, il est préférable qu’une seule personne de la famille nous contacte.
Le service d’hospitalisation
Le service d’hospitalisation, accolé au SIPO, est composé de 17 lits (5 chambres individuelles et 6 chambres doubles).
2 infirmier(e)s et 2 aides-soignantes s’occupent de vous avec l’aide des kinésithérapeutes.
Une surveillance par télémétrie sans fil est possible en fonction de votre pathologie.
Vous pouvez contacter directement l’infirmier d’hospitalisation au 04 50 63 69 30 ou au 04 56 49 71 95.
Pour le bon fonctionnement des soins, il est préférable qu’une seule personne de la famille nous contacte.
LE BLOC OPERATOIRE
Le bloc opératoire de chirurgie cardiaque de l’hôpital d’Annecy, situé au 3ème étage, comprend 2 salles d’opération avec l’équipement nécessaire pour réaliser toutes les interventions de chirugie cardiaque.
Une salle interventionnelle, située au 5ème étage, permet de réaliser les implantations de valves aortiques percutanées (TAVI)
La chirurgie cardiaque est une chirurgie vitale dont les indications thérapeutiques sont hétérogènes et multiples.
L’activité chirurgicale du service comporte environ 15% d’urgences (interventions devant être réalisées dans les plus brefs délais à cause de l’existence d’une instabilité hémodynamique ou d’une pathologie entraînant un risque vital). Les urgences sont prises en charge en fonction de leur gravité par les chirurgiens et les anesthésistes 24h/24 et 7j/7. 85% de l’activité concerne des malades programmés provenant de la Haute-Savoie, de la Savoie, de l’Ain, l’Isère…
L’INTERVENTION A COEUR OUVERT
Le début
Après que le médecin anesthésiste vous ait endormi et mis en place tous les éléments pour vous surveiller (cathéters dans les veines, dans une artère pour surveiller la pression artérielle, une sonde urinaire pour vérifier la fonction de vos reins), l’équipe chirurgicale va procéder à l’intervention après avoir de nouveau nettoyé avec soin votre peau.
De nombreuses personnes vont s’occuper de vous durant votre intervention, en premier lieu le chirurgien responsable aidé d’une infirmière instrumentiste de bloc opératoire (IBODE). Un perfusionniste, dont le rôle est de faire fonctionner la machine « cœur-poumons » appelée Circulation Extra Corporelle (CEC). Cette assistance circulatoire permet aux chirurgiens de réaliser l’intervention en toute sécurité.
Le technicien de CEC ou perfusionniste responsable du bon fonctionnement de la CEC
L’intervention proprement « dite »
Les explications vous ont été apportées par le chirurgien lors de la consultation. Si vous souhaitez des précisions, l’ensemble de l’équipe est à votre disposition pour y répondre.
Après l’intervention, que va t’il se passer ?
Vous allez tout d’abord passer quelques jours en Soins Intensifs PostOpératoire. Il faudra alors travailler votre respiration faisant les mouvements que les kinésithérapeutes n’auront pas manqués de vous expliquer. Vous aurez bien évidemment un peu mal, généralement plus dans le dos que devant. Si l’on vous disait le contraire, vous ne le croiriez pas.
La traitement de la douleur est un objectif permanent de l’équipe.
N’hésitez pas à demander des antalgiques (médicaments, hypnose) ; cela ne sert à rien d’avoir mal !!!
Passés quelques jours, après l’ablation des drains, vous marcherez dans les couloirs. Votre récupération se poursuivra dans les semaines qui suivront de façon progressive mais avec des « hauts » et des « bas ». Elle surviendra d’autant plus vite que vous aurez la volonté de vous réautonomiser et de cette volonté dépendra votre vitesse de récupération.
Mettez vous dans l’idée : Si l’on vous a opéré, c’est pour vous redonner une vie normale.
Votre chirurgien et votre cardiologue sont là pour répondre à toutes vos questions.
La récupération sera d’autant plus rapide que l’on vous aidera par une réadaptation cardiaque. Outre la surveillance qu’elle apporte, elle vous donnera des points de repères. Les efforts que vous avez effectués sans danger sous contrôle médical, vous serviront de comparaison et vous aideront à retrouver une vie normale.
LA VALVULOPATHIE
Qu’est ce qu’une valve cardiaque ?
Les valves cardiaques séparent les différentes cavités du cœur afin d’assurer la bonne circulation du sang entre les différentes cavités cardiaques.
Ces valves sont composées de deux ou trois feuillets appelés valvules qui s’ouvrent pour laisser passer le sang et se referment pour l’empêcher de revenir en arrière.
Il y a 4 grandes valves au niveau du cœur :
la valve aortique entre le ventricule gauche et l’aorte
la valve mitrale entre l’oreillette gauche et le ventricule gauche
la valve pulmonaire entre le ventricule droit et l’artère pulmonaire
la valve tricuspide entre l’oreillette droite et le ventricule droit
Valvulopathie aortique
L’insuffisance aortique
L’insuffisance aortique est une fuite au travers de la valve se produit lorsque celle dernière est fermée et provoque un retour du sang dans l’aorte vers le ventricule gauche. Cette dilatation progressive entraîne une perte de fonction.
Cette valvulopathie aortique induit une prise en charge chirurgicale, si une surveillance régulière au stéthoscope et à l’échographie cardiaque de la valve aortique ne permet pas d’appréhender l’évolution de l’insuffisance aortique.
Le rétrécissement aortique
C’est la maladie valvulaire la plus courante, qui touche le plus souvent les patients très âgés, même si cette valvulopathie peut se déclarer chez des patients plus jeunes porteurs d’une malformation de la valve aortique.
Lors du vieillissement naturel, la valve aortique se calcifie naturellement. Au fil du temps, peut se créer un obstacle à l’éjection du sang, ce qui provoque un rétrécissement aortique. Il est traité principalement de manière chirurgical, même si d’autres solutions existent.
Valvulopathie mitrale
Le rétrécissement mitral
Suite à une diminution de l’orifice de la valve mitrale, provoquée par une mauvaise ouverture des valvules, un obstacle à la circulation du sang de l’oreillette gauche vers le ventricule gauche peut se former. On parle alors de rétrécissement mitral.
Cette pathologie peut entraîner un oedème du poumon. Si la valvulopathie mitrale peut être sévère, le traitement préconisé est le plus souvent médical, par l’utilisation de diurétiques. La pression dans l’oreillette gauche diminue ainsi. Toutefois, si le rétrécissement est symptomatique, serré ou mal toléré, la chirurgie peut s’avérer nécessaire.
L’insuffisance mitrale
Si la valve mitrale ne se ferme plus correctement, un reflux anormal de sang entre le ventricule gauche et l’oreillette gauche se produit lors de la contraction.
En cas d’intervention chirurgicale, on procède soit à une plastie mitrale (conservation et réparation de la valve mitrale existante) ou au remplacement valvulaire mitral (remplacement de la valve abîmée par une prothèse valvulaire).
L’insuffisance des valves pulmonaires et tricuspides
Ces valves sont exceptionnellement touchées, les cas de rétrécissement sont rares. L’insuffisance des valves pulmonaires et tricuspides est observable chez de nombreux patients lors d’une échographie, sans que cette pathologie soit symptomatique.
Traitements
Par sternotomie
Selon les pathologies, il y a différents traitements que vous verrez avec votre chirurgien : la réparation de la valve (plastie), remplacement de la valve.
La plastie ou le remplacement des valves est réalisé sous circulation extra-corporelle.
Pour le remplacement, il y a la mise en place de prothèses qui peuvent être de 2 sortes :
mécanique : en pyrolite de carbone, elles obligent la prise d’un traitement anticoagulant mais sont inusables.
biologique : d’origine bovine ou porcine, ces bioprothèses ne nécessitent aucun traitement anticoagulant mais ont une durée de vie limitée (15 à 20 ans).
Il existe également l’intervention de Ross qui consiste à remplacer votre valve aortique par votre valve pulmonaire (autogreffe) et de mettre une homogreffe (valve d’origine humaine) au niveau de la valve pulmonaire.
Etape 1 :
Mesure des valves aortique et pulmonaire
Etape 2 :
L’aorte et l’artère pulmonaire sont ouvertes et les valves aortiques et pulmonaires sont soigneusement inspectées pour déterminer si le Ross est un procédé approprié.
Etape 3 :
La valve aortique malade est enlevée. Puis, la valve pulmonaire (autogreffe) est enlevée et placée en position aortique.
Etape 4 :
L’autogreffe suturée est mise en place et les artères coronaires sont rattachées.
Etape 5 :
Une homogreffe pulmonaire est attachée à la région de sortie du ventricule droit.
Etape 6 :
L’aorte est attachée à l’autogreffe et l’artère pulmonaire est attachée à l’homogreffe – le procédé est complet.
Source : www.clevelandclinic.org
Valve mécanique
Valve biologique
Par voie percutanée (TAVI et mitraclip)
Schéma de l’implantation d’une prothèse aortique
TAVI (Transcatheter Aortic Valve Implantation)
Le TAVI est une technique employée dans les cas de rétrécissement aortique. Cette technique est réservée aux sujets âgés présentant une contre-indication chirurgicale.
L’implantation de ces valves se fait préférentiellement par voie fémorale per cutanée mais l’encombrement du matériel fait que nous avons régulièrement recours à des voies d’abords alternatives : voies transaortique ou carotidienne.
Mitraclip
Sous vidéo thoracoscopie
La chirurgie mitrale mini-invasive datent des années 2000.
Les canulations pour mettre en route la circulation extracorporelle sont introduites par l’aine soit par ponction soit par une incision de 2 cm invisible à moyen terme.
Trois petites incisions de 5 mm permettent d’introduire la caméra et les instruments dans le thorax. Une incision de 4 cm sous le sein permet d’introduire la prothèse. L’intervention se fait sous thoracoscopie permettant d’avoir une vision parfaite de la valve puisque la camera est dans le cœur.
L’absence d’ouverture du médiastin permet une récupération plus rapide, entraîne une absence de douleur et génère un bénéfice esthétique considérable lié à la disparition de l’incision du sternum.
LA CORONAROPATHIE
Les artères coronaires
Les artères coronaires sont les artères qui apportent l’oxygène au cœur et qui lui permettent de fonctionner. Elles partent à l’origine de l’aorte, juste après la valve aortique et sillonnent à la surface du cœur.
On distingue trois artères principales :
La coronaire droite qui vascularise le cœur droit
L’artère circonflexe qui vascularise la partie postérieure et latérale du cœur gauche
L’artère inter ventriculaire antérieure qui vascularise la partie antérieure et inférieure du cœur gauche.
Coronaropathie prinicpale : l’athérosclérose
Il se trouve que vous avez progressivement rétréci vos artères (nous disons « sténosé ») en déposant dans l’épaisseur de leur paroi de l’athérome qui sont des dépôts de graisse. Vos artères rétrécies véhiculent mal le sang au niveau de votre muscle cardiaque qui manque ainsi d’oxygène. Ce qui peut vous occasionner soit des douleurs, soit un manque de « souffle », ou modifier le tracé de votre électrocardiogramme à l’effort (lorsque l’on vous fait pédaler ou marcher sur un tapis roulant). Il limite ainsi vos activités.
Il faut donc faire un ou plusieurs pontages
Mais ne peut-on faire autrement ?
Eviter l’opération, votre cardiologue a envisagé toutes les possibilités avant de vous proposer cette solution. S’il vous a proposé la chirurgie, c’est que les lésions de vos propres artères ne peuvent être traitées par les médicaments ou les ballonnets (dilatation) ou les ressorts (Stent).
Le plus souvent parce-que de nombreuses artères sont atteintes ou que les lésions ne sont pas accessibles à l’angioplastie (la dilatation).
Votre chirurgien vous expliquera ce qu’il compte vous faire, n’hésitez pas à lui poser vos questions.
Les pontages coronariens
Le principe est de dériver du sang de l’aorte ou d’une de ses branches pour contourner la partie sténosée d’une artère coronaire. Pour créer cette dérivation, on utilise un pontage (ou greffon), qui peut être une artère ou une veine du patient (autogreffe).
Selon le nombre de sténose, le chirurgien peut être amené à faire plusieurs pontages. On parle de double pontage, troplie pontage, quadruple pontage…
Les pontages par sternotomie avec CEC
Les artères mammaires internes, situées derrière le sternum de chaque côté. Elles donnent des petites branches aux espaces intercostaux que l’on pourra lier lorsqu’on la détachera du sternum pour réaliser les pontages.
Elle sera laissée attachée à son artère d’origine, l’artère sous clavière.
Il s’agit du meilleur matériel, mais nous ne disposons que de deux artères et leur longueur limitée ne permet pas d’atteindre directement tous les vaisseaux du coeur.
Pour atteindre les artères derrière le cœur, on se servira le plus souvent de l’artère mammaire interne droite totalement libre, que l’on montera en Y sur l’artère mammaire interne gauche. Il sera ainsi possible de faire une revascularisation complète de toutes vos artères dite « toute artérielle ».
Cette technique permet à vos pontages de durer le plus longtemps possible, généralement au delà de 15 ans.
Les veines, auparavant largement utilisées pour les pontages, le sont de moins en moins du fait de leur moindre durabilité au fil des années.
Si pour diverses raisons un pontage tout artériel n’est pas réalisable, on utilisera une de vos veines, généralement la veine saphène interne. C’est la veine superficielle à la face interne de votre jambe. Le prélèvement s’effectue le plus souvent au mollet mais parfois également à la cuisse. Il faut environ de 10 à 15cm de veine pour chaque pontage. Les collatérales de la veine sont liées.
La circulation de votre jambe continuera à se faire par l’intermédiaire de vos veines profondes situées dans les muscles. Tout au plus, vous aurez la cheville un peu gonflée pendant quelque temps après l’intervention, mais cela rentrera rapidement dans l’ordre.
Les pontages par sternotomie à cœur battant
Les pontages par sternotomie peuvent se réaliser également sans CEC, à cœur battant. Ils ne sont effectués que lorsque cela est techniquement possible, c’est donc une décision qui n’appartient qu’au chirurgien et à lui seul, dans des circonstances bien particulières.
Quelques conseils
Il faut mettre à profit cette intervention pour réfléchir à son mode de vie et prendre de bonnes résolutions pour faire durer le plus longtemps possible les pontages et ne pas renouveler les mêmes erreurs (si elles existent) qui vous ont mené à l’intervention, en essayant de lutter contre tous les facteurs correctibles :
Arrêt absolu et définitif bien évidemment du tabac, sans aucune exception même si petite soit-elle.
Diminution du stress, changer son mode de travail….
Améliorer votre hygiène de vie, surveiller votre poids, votre régime (cholestérol et autres lipides). Faites du sport régulièrement, au moins de la marche, voir du vélo.
Demandez conseil à votre cardiologue.
Faites vous suivre régulièrement par votre cardiologue. Un contrôle par un ECG d’effort sera peut-être nécessaire et vous renseignera sur le fonctionnement de vos pontages.
AORTE
L’aorte
L’aorte est l’artère principale de l’organisme, elle naît directement du ventricule gauche du cœur et donne origine à l’ensemble du système artériel, amenant ainsi du sang oxygéné à la totalité des organes et tissus qui composent le corps humain.
Elle se divise en plusieurs segments : l’aorte ascendante, la crosse aortique, l’aorte thoracique descendante et l’aorte abdominale qui constitue son dernier segment avant qu’elle ne se divise en deux artères iliaques qui se dirigent vers les deux membres inférieurs.
0 : Racine aortique.
I : Aorte ascendante.
II : Crosse aortique.
III : Aorte thoracique descendante.
IV et V : Aorte abdominale
L’anévrisme aortique
La dilatation est le plus souvent retrouvée de manière fortuite sans qu’il n’y ait de symptôme. Elle est découverte lors d’une radiographie du thorax, d’un scanner ou IRM, d’une échocardiographie ou d’une aortographie.
Une importante douleur thoracique peut être le signe d’une souffrance de la paroi aortique.
Le principal traitement de l’anévrisme de l’aorte est chirurgical.
L’examen clinique comporte l’auscultation cardio-vasculaire à la recherche d’un souffle cardiaque (le plus souvent une insuffisance aortique).
L’échocardiographie, le scanner ou l’IRM sont les examens de référence.
La dissection aortique
La dissection aortique est une affection gravissime caractérisée par l’irruption brutale de sang à l’intérieur de la paroi de l’aorte.
Elle est provoquée par une déchirure ou porte d’entrée, par laquelle le sang sous pression entre et décolle (dissèque) les feuillets superposés qui constituent la paroi de l’aorte. La dissection peut s’étendre sur une longue portion de l’aorte ascendante, la crosse aortique et/ou l’aorte descendante.
Elle constitue une urgence chirurgicale majeure quand elle se situe dans l’aorte ascendante car la paroi amincie risque de se rompre à tout moment.
Traitement chirurgical de la dissection aortique
Il consiste à ouvrir la partie initiale de l’aorte et retirer la partie où la paroi est déchirée (rupture intimale) puis à la remplacer par un tube prothétique en Dacron (textile synthétique) que l’on suture sur les bouts d’aorte saine.
Si la dissection s’est étendue jusqu’à la valve aortique, on remplace la partie déchirée de l’aorte et la valve par un tube prothétique porteur d’une valve (intervention de Bentall) ou on réalise une intervention de Tirone David.
Traitements chirugicaux des pathologies de la base de l’aorte
Au niveau de la base de l’aorte, il y a la valve aortique qui peut être touchée ou non. Juste au dessus de cette valve, il y a l’implantation des coronaires. En fonction de l’état de la valve et de l’aorte, il y a différents types d’interventions qui vous seront présentés par votre chirurgien.
Bentall
L’opération de Bentall est une opération qui consiste au remplacement de la valve aortique malformée et de la racine de la partie proximale de l’aorte ascendante avec un tube contenant une valve prothétique (valve mécanique ou biologique) et la réimplantation des artères coronaires dans le greffon.
Wheat
L’opération de Wheat est une intervention consistant à changer la racine de l’aorte, la valve aortique sans la réimplantation des coronaires sur le greffon.
Tirone David
La prothèse tubulaire est implantée sur l’anneau aortique et les coronaires sont réimplantées sur le tube.
Yacoub
Le remplacement de l’aorte ascendante au moyen d’une prothèse vasculaire en trois pétales insérés au niveau des valvules aortiques, dans lesquels seront réimplantées les artères coronaires.
Souvent complété d’une annuloplastie sous la valve.
Traitement de l’aorte ascendante
Changement d’une partie de l’aorte ascendante sans toucher à la valve ni à l’implantation des coronaires par un tube en dacron.
DEROULEMENT DE L’HOSPITALISATION
Déroulement du séjour
Vous serez accueillis la veille de l’opération par l’équipe paramédicale. Nous vous expliquerons le déroulement de votre séjour, nous vous ferons découvrir les lieux de votre hospitalisation.
Une vérification de votre dossier médical sera faite et complété par des examens si besoin. Aussi, nous vous préparerons corporellement (rasage, douche…).
L’équipe médicale vous rencontrera et répondra à vos éventuelles questions.
N’oubliez pas d’amener tous les résultats de vos examens (Radio, bilans sanguins, coronarographie, carte de groupe…) ainsi que votre spiromètre.
Le jour de l’intervention, les différents acteurs du bloc opératoire vous prennent en charge (l’équipe anesthésique vous préparera pour l’intervention puis le chirurgien et les infirmières de bloc opératoire interviendront).
Après l’opération vous resterez plusieurs heures en salle de réveil. Vous rejoindrez ensuite les soins intensifs postopératoires (SIPO) pour quelques jours puis le secteur d’hospistalisation.
Journées types
SIPO
Tour infirmier
Petit déjeuner
Soins infirmiers
Toilette
Kiné respiratoire
Déjeuner
Tour infirmier
Kiné
+/- fauteuil
Tour infirmier
Diner
Tour infirmier
Soins infirmiers
Hospitalisation
Tour infirmier
Pésée
Petit déjeuner
Toilette
Soins infirmiers
Kiné
Examens (echo, radio)
Déjeuné
Tour infirmier
Kiné
Tour infirmier
Tour infirmier
LA REEDUCATION
Convalescence
Après votre hospitalisation, vous serez orientés vers un centre de rééducation. L’équipe médicale vous orientera vers de l’hospitalisation complète ou en ambulatoire.
Centre hospitalier de Rumilly : 04 50 01 80 06
CHANGE Site de Saint-Julien : 04 50 49 65 65, Informations hôpital de jour
Centre Gustave Zander Aix les Bains : 04 79 61 81 11
Centre Hospitalier Alpes Leman : 04 50 82 30 69
N’oubliez pas d’amener votre dossier médical ainsi que votre spiromètre.
QUELQUES CONSIGNES
Consignes
Ceinture sternale ou soutien gorge de maintien jour et nuit pendant 1 mois. Ces équipements (distribués par Orthèse-Tonkin) vous seront proposés lors de votre séjour.
Dormir sur le dos pendant 1 mois.
Ne pas porter de charge lourde (1kg) pendant 1 mois.
Ne pas conduire pendant 1 mois.
Mettre obligatoirement la ceinture de sécurité.
Ne pas hésiter à marcher (c’est la première étape de la rééducation).
Si rééducation en ambulatoire :
Contacter une infirmière libérale (injections, prises de sang, +/- pansement…)
Contacter le centre si vous n’avez pas reçu de convocation au bout de 3 semaines.
Prendre rendez-vous avec le chirurgien après la convalescence. (secrétariat : 04 50 63 66 07)
Prendre rendez-vous avec votre cardiologue.
PRISE EN CHARGE DU CONFORT
L’hypnose
Loin des clichés spectaculaires que l’on peut voir à la télévision, l’hypnose tend à se développer à l’hôpital. Sa pratique présente de véritables vertus thérapeutiques, notamment dans le soulagement de la douleur, la gestion du stress et de l’anxiété.
Des anesthésistes, chirurgien, cardiologue interventionnel, infirmiers, kinésithérapeutes et aides soignants ont été formés par le Dr Patrick Bellet de l’Institut Milton Erickson d’Avignon – Provence.
L’hypnose est utilisée dans les procédures TAVI (Transcatheter Aortic Valve Implantation).
Lorsque la voie fémorale est utilisée, l’hypnose permet d’éviter une anesthésie générale avec, par conséquent moins d’effets secondaires, un temps d’hospitalisation plus court et un retour à domicile plus rapide.
L’hypnose peut aussi se dérouler de manière informelle dans la relation patients / soignants. Il permet de rassurer en faisant davantage attention au choix des mots. Trouver les paroles les plus justes, bienveillantes et positives afin de changer l’appréhension du patient face à un soin, en veillant à son confort et son angoisse. Une autre façon de découvrir l’autre et de l’apaiser en utilisant ses propres ressources. Une relation où l’empathie est au premier plan, qui permet au patient d’être acteur et de « partir » vers un univers familier alors qu’il se trouve dans un milieu anxiogène.
Tout au long de votre bilan pré-opératoire (coronarographie, exploration fonctionnelle cardiologique), lors de votre hospitalisation, vous aurez la possibilité de demander un accompagnement par l’hypnose lorsque des personnes formées sont présentes.
Une préparation à l’intervention avec un projet de consultation hypnose avant l’opération est en cours d’élaboration.
Une vraie dynamique s’est instaurée pour l’utilisation de l’hypnose en chirurgie cardiaque, soignants comme patients la plébiscite.