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Directives anticipées

Directives anticipées

La loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie donne la possibilité à toute personne majeure de rédiger des directives anticipées pour le cas où elle serait un jour hors d’état d’exprimer sa volonté. La loi du 2 février 2016 renforce ce dispositif. Cette démarche est personnelle et non obligatoire.

Le rôle des directives anticipées ?

Elles expriment la volonté de la personne, relative à sa fin de vie en ce qui concerne la limitation, la poursuite, l’arrêt ou le refus de traitement.

Qui les rédige ?

La personne elle-même. Concernant la personne majeure sous tutelle, elle peut rédiger des directives anticipées avec l’autorisation du juge des tutelles de la protection ou du conseil de famille s’il a été constitué.

Quand ?

A tout moment.

Pour quelle durée ?

Illimitée mais sont modifiables et révocables à tout moment.

Comment les conserver ?

Par la personne elle même, auprès de sa personne de confiance, son médecin traitant, un membre de sa famille ou un proche. Elles doivent être facilement accessibles.

Quand sont-elles consultées ?

En fin de vie, lorsque la personne est hors d’état d’exprimer sa volonté.

Comment les rédiger ?

Document écrit, identifié, date et lieu de naissance, daté et signé par l’auteur. Un modèle peut vous être fourni par le CHANGE.

Si la personne est dans l’impossibilité d’écrire ?

La rédaction des directives anticipées est possible par un tiers en présence de deux témoins avec attestation de ces derniers.

Exemple de directives anticipées :

  • mes attentes face à la douleur et ses traitements
  • mon choix face à certains traitements ou interventions chirurgicales
  • mon souhait ou refus de réanimation
  • ma position concernant l’alimentation et l’hydratation artificielle
  • ce que j’entends par “acharnement thérapeutique”

(Si le texte a été dicté, indiquez nom/prénom/qualité des deux témoins et leur signature.)

Quel que soit votre questionnement, n’hésitez pas à en parler avec le médecin traitant, le médecin hospitalier ou le personnel soignant.